« Elle s’y sentait comme dans le ventre de la terre, dans un lieu clos où la conscience ne pénètre pas pour promener son faisceau de lumière sur le tragique de toutes les insatisfactions. […] Elle aimait le silence plus que tout. Le silence, où le corps, les sens, les instincts sont plus vifs, plus puissants, plus sensibles; ont une vie plus capiteuse, plus enivrante, et ne se laissent plus transmuer en pensées, en paroles, en abstractions exquises, en cette mathématique du sentiment qui prend souvent la place des grandes éruptions volcaniques, des explosions de fièvre, de volupté et de désir. »   Anais Nine